Quand on parle du loup

2021

Artist book (in collaboration with art&fiction and Karen Ichters, Lausanne)

FR/ALL, 23 x 30.3 cm

304 pages

co-édité par art&fiction et l’édhéa, École de design et haute école d’art du Valais, Institut en Arts Visuels (projet de recherche « Qui a vu le loup ?»)

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Français

L’invisibilité, l’extrême discrétion à tout le moins, est le propre du loup. Instruit par une longue histoire de traque et de persécution, cet animal connaît les risques d’une coexistence avec l’homme et adopte la stratégie d’une présence élusive. Le plus souvent, il ne se laisse entrevoir que par quelques traces laissées sur son passage, ces indices fragiles qui demandent toujours l’analyse, la comparaison, la vérification. En somme: si le loup fut et est encore l’objet de tant de projections, c’est qu’il se montre rétif à la vision. Au défaut de présence physique répond par contraste l’excès des représentations. Celles-ci comblent un vide, suppléent à une absence. Opérant par recouvrement ou substitution, elles forgent l’impression – la conviction ou l’illusion – de «connaître» le loup, de savoir ce qu’il est, ce qu’il fait, à quoi il ressemble.

Ce livre réunit des documents collectés par moi, liés au monitoring du loup et à la gestion de la faune, au profilage génétique et à la cartographie des aires de localisation, à la naturalisation et à la conservation de huit spécimens morts. Un cahier retrace également les installations photographique et vidéo de l’artiste, exposées à la Ferme-Asile à Sion en 2019 sous les titres En dernier lieu et Qui a vu le loup. Cette recherche est accompagnée d’essais de Robert Ireland, Luzia Hürzeler, Alain Antille, Véronique Mauron, Ludwig Seyfarth, Johanne Mohs et Christoph Hoffmann.

Deutsch

Unsichtbarkeit – oder zumindest grösste Zurückhaltung – ist dem Wolf eigen. Geprägt durch eine lange Geschichte von Verfolgung und Vertreibung kennt er die Risiken einer Koexistenz mit dem Menschen und wählt die Strategie einer schwer fassbaren Präsenz. Meist ist er nur indirekt wahrnehmbar – durch Spuren, flüchtige Hinweise, die stets Analyse, Vergleich und Überprüfung erfordern. Kurz: Wenn der Wolf zum Gegenstand so vieler Projektionen wurde und bleibt, dann deshalb, weil er sich der Sichtbarkeit entzieht. Der physischen Abwesenheit steht ein Übermass an Darstellung gegenüber. Diese Bilder füllen eine Leerstelle, ersetzen die Präsenz. Sie überlagern, ersetzen, formen die Vorstellung – die Überzeugung oder Illusion –, den Wolf zu kennen: zu wissen, was er ist, was er tut, wie er aussieht.

Dieses Buch versammelt von mir zusammengetragene Dokumente zur Wolfsbeobachtung und Wildtierverwaltung, zur genetischen Profilierung und zur Kartierung von Aufenthaltsgebieten sowie zur Präparation und Konservierung von acht toten Exemplaren. Ein Begleitheft dokumentiert fotografische und videobasierte Installationen der Künstlerin, die 2019 in der Ferme-Asile in Sion unter den Titeln "En dernier lieu" und "Qui a vu le loup" gezeigt wurden. Die Recherche wird begleitet durch Beiträge von Robert Ireland, Luzia Hürzeler, Alain Antille, Véronique Mauron, Ludwig Seyfarth, Johanne Mohs und Christoph Hoffmann.

English

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installation view – Quand on parle du loup

installation view – Quand on parle du loup

installation view – En dernier lieu

installation view – En dernier lieu

installation view – En dernier lieu

installation view – En dernier lieu